Avec un nombre grandissant de voyageurs à travers le monde, il n’est pas surprenant d’observer une croissance importante de l’industrie touristique internationale. À chaque année, de plus en plus de produits et services sont créés et offerts dans de plus en plus de destinations. Bien conscients de la valeur qu’apporte l’activité touristique dans l’économie locale, les pays en développement élaborent de nouvelles stratégies pour faciliter l’accès, rendre le séjour plus agréable et vendre les attraits de son patrimoine.

Ne faisant pas exception à la règle, le Pérou a mis sur pied un plan stratégique national de tourisme qui vise à préparer le pays pour les plus de 5 millions de touristes estimés en 2021. Cependant, le gouvernement souhaite bien faire les choses, ce qui explique que le mot d’ordre dans cette stratégie est d’opter pour un développement durable des infrastructures touristiques.

Qu’est-ce qu’on entend par « tourisme durable »?

Le concept de durabilité s’appuie sur trois grands facteurs : les bénéfices sociaux, les retombées économiques et la protection de l’environnement. Pour répondre à ces critères, l’activité touristique doit donc être pratiquée dans le respect des communautés locales et de la nature, tout en générant des revenus, idéalement redistribués ou réinvestis dans la même région. Normalement, une activité durable devrait être pratiquement autonome et avoir des impacts positifs à court et long terme.

Concrètement, est-ce que c’est possible?

Le terme « développement durable » a pris une importante ampleur dans les dernières années, et parfois n’a pas été utilisé de la bonne manière. Malheureusement, plusieurs entreprises se disent durables, alors qu’en réalité elles sont écologiques puisqu’elles ne partagent pas les bénéfices avec la communauté. Toutefois, les initiatives responsables sont bien réelles et gagnent en popularité, les voyageurs étant tranquillement sensibilisés à l’impact de leur passage dans un autre pays.

Comment est-ce que ça se passe au Pérou?

Pour bien connaître la réalité péruvienne au niveau du développement touristique durable, j’ai participé à l’Expo Amazónica 2017 (voir le vidéo). Lors d’un forum sur le tourisme durable comme vecteur de développement de l’Amazonie, j’ai pu entendre les points de vue de différents professionnels sur la question. Comme la plupart d’entre eux provenaient d’entreprises privées, ils nous ont démontré qu’il y a déjà plusieurs bons exemples d’activités touristiques durables dans le pays qui peuvent servir de modèles pour les nouveaux joueurs dans l’industrie.

Dans une activité qui traitait plus spécifiquement des opportunités d’affaires liées au tourisme communautaire, plusieurs idées et suggestions ont été soulevés dans le but d’intégrer encore plus les communautés dans l’activité touristique. Même s’il y a de bons efforts qui peuvent être observés, il reste du travail à faire.

Par où on commence?

Puisqu’il y a déjà une bonne ouverture au niveau gouvernemental, il faut profiter de cette opportunité pour sensibiliser la population. En travaillant avec les communautés et les municipalités, ce sera plus facile pour elles de garder le contrôle des activités et de s’assurer des retombées positives des activités mises en place. En tant que volontaires, notre mandat est d’abord de s’assurer que les comités de développement touristiques ont les outils et les connaissances nécessaires, puis de les appuyer dans leurs démarches.

En parallèle, il faut mettre les bouchées doubles pour conscientiser les voyageurs à la trace positive qu’ils peuvent laisser dans un pays en faisant la promotion des comportements responsables à adopter à l’étranger. Si le touriste comprend l’importance de ces choix et que l’entreprise lui offre des options qui lui permettent d’agir plus solidairement, nous en serons tous plus gagnants.

Article original publié sur mhcouette.com