La Bolivie occupe la première place parmi 13 pays de l’Amérique Latine en ce qui concerne les cas de violence physique contre les femmes et la deuxième en relation à la violence sexuelle, selon des données de l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS).

La loi 348, destinée à garantir une vie libre et sans violence contre les femmes, a été promulguée en mars 2013. Après cette loi, pourtant on compte 455 féminicides dans le pays et 129.130 cases de violence familier ou domestique, jusqu’en février de cette année

Au milieu de cet panorama, est-ce qu’ils  existent des espaces pour aider à changer cette situation?. Je voudrais  raconter l’activité développée par le Centro de Educación y Comunicación para Comunidades y Pueblos Indígenas (Cecopi) et radio Atipiri, qui se trouvent dans la banlieue de la ville de El Alto et qui travaillent en communication radiophonique pour aider les  femmes, jeunes et adultes, de El Alto à défendre leurs droits.

CECOPI a plus de 10 ans d’expertise, elle a été créé par le communicateur et sociologue aymara Donato Ayma Rojas y radio Atipiri est son moyen de communication.  La radio est considérée comme faisant partie de la communauté et a un role éducatif parce que les participants aux cours de journalistes populaires peuvent produire et diriger leurs propres émissions, en insistant sur  la violence, la prévention y les normes, tout en employant la langue aymara ainsi que l’espagnol.

Les cours de journalisme  pour la radio ont une duration d’entre 3 et 6 mois et chaque année une centaine  de femmes s’y inscrivent et sont formées. Parmi elles nombreuses sont celles qui viennent de  la campagne du département de La Paz. La formation commence avec le module de consacré à l’estime de soi, l’identité, prévention de la violence, la Loi 348, leadership et connaissance de la normative dans la Constitution Politique de l’Etat, pour conclure avec le module de communication de radio pour apprendre à faire des notes de rue et la locution radiophonique.

Le fait de perdre la peur de parler en publique et se rapprocher de personnes inconnues pour élaborer leurs reportages, fait que les femmes gagnent en confiance et qu’elles  puissent motiver des changements positifs dans leurs familles, Adela Laime une des participants nous raconte: “Ici j’ai augmenté beaucoup mon estime de soi, mon foyer a changé en relation a comment étais avant, j’habite avec mon mari je ne suis pas divorcée, mais depuis toujours la vie a été difficile pour moi.”

Le point de vue de la jeunesse est partagé par Paola Aduviri “mon père est un peu machiste, il criait à ma mère, il avait un regard de que les femmes étaient en bas et les hommes en haut. Je défendais ma mère et il me criait, en ce moment je lui expliquais les activités du cours sur le leadership, la loi et les aspects que nous ont appris sur la Constitution et maintenant mon père a accepté et me soutient pour que je participe du cours.”

Ximena Kuno, est la Coordinatrice des projets de CECOPI, en face de toutes les histoires de vie que elle a connu son critère en relation au pouvoir de la connaissance est claire: “Le sujet de la éducation est fondamental, si les femmes qui viennent au CECOPI auraient exercé ce droit quand elles étaient enfants et adolescentes, leur situation serait tellement différente et nous avons vu beaucoup de tristesse en chacune d’entre elles pour ne pas être allées à l’école, elles comprendraient de manière claire que il existe deux raisons: le machisme parce que leurs frères ont fini le baccalauréat et elles ne l’ont pas fait, et la pauvreté pour avoir commencé a travailler depuis petites. L’éducation alternative est un chemin que l’on peut suivre, mais à la campagne il n’y a pas d’espaces assez nombreux pour faire le baccalauréat ou sinon il y a  d’autres types d’espaces comme CECOPI, où apprendre outres sujets comme l’estime de soi que si bien n’a pas relation avec les mathématiques, renforce autre type des habilités en leurs vies et autres connaissances que leur permettent se défendre”.

Certaines actes simples comme lever la main et exprimer le propre point de vue, dans notre contexte ne se présentent pas encore pour toutes les femmes comme une attitude naturelle et on doit chercher soutenir leurs potentialités pour propicier des changements positifs pour elles-mêmes et qui affectent positivement leurs familles y la société vers l’égalité entre les sexes.

Instructions avant de sortir à la practique dans la rue