Tous les jeudis, la ville de Tecpán se métamorphose complètement pour devenir un grand marché extérieur. J’ai donc pris un après-midi de congé, afin d’y faire une tournée et vivre au rythme de ma ville du moment. Des commerçants arrivent de tous lieux très très tôt le matin afin d’y vendre leurs marchandises. Il y a tellement de kiosques qu’il devient difficile de se repérer! On y vend de tout: nourriture (fruits et légumes, viande, poisson séché, etc.), vêtements (tradionnels et non-traditionnels), couvertures, électronique, produits de beauté, bebelles de tous les genres. Ce n’est cependant pas l’endroit où se procurer des articles locaux d’artisanat.

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Les femmes d’ici, de descendance Maya, soit pratiquement toute la population, portent le huipil et la corta. Il s’agit de la blouse et de la jupe traditionnelles aux couleurs vitaminées. On retrouve donc plusieurs kiosques aux tissus plus colorés les uns que les autres lors de ce marché.

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J’ai la chance ici, pour pouvoir m’imprégner un peu plus de la culture, d’avoir une gentille hôtesse qui me prépare mes repas tous les jours! Je l’aide bien sûr!!! Ici, l’heure du diner est à 13h00, et le souper, vers les 20h00. Elle me fait goûter aux différentes spécialités locales. Il y a à chaque repas des tortillas, bien entendu, n’ayant aucunement le goût de celles du Mexique à mon grand désarroi. Mais il y a quand même quelques variétés et je dirais que les tortillas noires sont mes préférées. J’ai bien aimé le chorizo fumé, servi avec des frijoles negros (fèves noires) et de la guacamole. Les chuchitos sont aussi de mes favoris, dont voici une photo. Ils sont fabriqués à partir de pâte de maïs, et sont généralement garnis de tomates mélangées à du bœuf ou du porc. On les accompagne généralement d’une sauce tomate et on peut les saupoudrer de fromage. Sur l’autre photo, il s’agit d’une soupe au poulet creola, pleine de saveur, servie avec du riz et oui, des tortillas.

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Dans les us et coutumes, on ne quitte pas la table sans avoir dit ‘’gracias’’, ce à quoi les autres répondent ‘’buen provecho’’. Cela me paraît un peu étrange, puisque buen provecho se traduit par bon appétit, mais se dit après le repas ici!

À mon arrivée, on m’a aussi vite enseigné que je devais saluer toute personne que je rencontre sur mon chemin. Buenos dias, Buenas tardes, buenas noches! Cela démontre une confiance et est une marque de respect dans les villages (car ne se fait pas nécessairement dans la capitale). Je crois que le seul endroit au Québec ou je me fais obligation et grand plaisir de saluer toute personne, c’est dans les bois, en expedition pédestre! Et si on s’arrête pour parler à un ami, on se donne un seul bec, sur la joue droite!   Alors ici, la communauté est vraiment très sympatique, et tout le monde se connaît. L’individualisme n’a pas sa place et cela est très rafraîchissant.