La Paz en un coup d’œil !

Nuestra Señora de La Paz, ou Chuqi Yapu en aymara, a été déclarée merveille du monde en 2014. Ville merveilleusement belle qui déborde d’excentricités, comme la fête des Ñatitas ou encore les traditionnelles Cholitas luchadoras.

À plus de 3600 mètres d’altitude, La Paz est la capitale la plus haute au monde. Elle est surplombée par les neiges éternelles de l’Illimani, montagne immense qui veille sur la ville de ses 6000 mètres d’altitude.

La topographie de cette ville rend la circulation assez compliquée, c’est pourquoi Evo Morales a opté pour l’installation d’un téléphérique comme transport public. En volant au-dessus dans la ville dans une de ses cabines multicolores, vous pouvez profiter d’un paysage à couper le souffle : une multitude d’édifices de briques rouges construits abruptement entre des falaises de terre de la même couleur, des vallées dignes de paysages lunaires, des stades de football à n’en plus finir et les chics édifices de la Zona Sur.

La Zona Sur se trouve 300 mètres au-dessous du centre de La Paz. Au fond de cette vallée, les riches profitent de la chaleur. Les quartiers les plus pauvres se trouvent sur El Alto, à presque 4000 mètres d’altitude, où les rayons du soleil sont insupportables, mais où à l’ombre, le froid est à glacer le sang.

Les Cholitas luchadoras sont traditionnelles d’El Alto. On appelle « Cholitas » les Boliviennes vêtues traditionnellement de jupes démesurément amples et de chapeaux melon qui flottent sur le bout de leur tête. Il y a à peine vingt ans, l’entrée dans les restaurants, dans les universités et ans les avions leur étaient interdits. Aujourd’hui, elles représentent la fierté économique du pays ; on voit des Cholitas médecins, avocates et ministres. La lucha libre (c’est-à-dire spectacle planifié simulant une lutte violente) des Cholitas est une tradition très populaire auprès de la population d’El Alto. Derrière ce succès social, une réalité sociale moins drôle : la Bolivie est un pays machiste, et les violences faites aux femmes sont nombreuses. Les Mujeres creando (grand mouvement féministe bolivien) accusent le gouvernement de ne rien faire pour contrer le véritable féminicide en cours. Les Cholitas luchadoras gagnent toujours contre les hommes, ce qui est d’une certaine façon, un pas vers la dénonciation de ces crimes commis contre les femmes.

En Bolivie, les traditions ancestrales se mêlent souvent à la foi religieuse. On célèbre les fêtes catholiques avec la même ferveur qu’on prodigue des offrandes à la Pachamama.

Les Ñatitas (littéralement nez tronqués) représentent une tradition macabre de plus en plus populaire. Une semaine après la fête des Morts, les paceños (habitants de La Paz), remplissent les cimetières de crânes humains déterrés, et les décorent de fleurs, de feuilles de coca, de cigarettes, de Quinoa Cola (un genre de Coca Cola bolivien), en plus de les coiffer de chapeaux, et de les affubler de lunettes. La croyance veut que les « âmes » visitent les défunts pendant vingt-quatre heures. Les familles les attendent donc avec les offrandes qu’ils ont préparées avec amour à leur intention.

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