Située dans la baie de Dakar, l’île de Gorée est le symbole de la mémoire de la traite négrière en Afrique. Depuis septembre 1975, elle a été classée patrimoine mondial par l’UNESCO. C’est pour cette raison, que trois volontaires d’Uniterra, dont moi-même, n’ont pas manqué l’occasion de s’y rendre pour une petite visite.

Ce bout de terre d’une superficie de 18,2 hectares regorge de certains joyaux qui constituent à mon humble avis l’histoire de l’humanité.  Il s’agit, entre autres, du Musée Historique qui en moins d’une heure de temps vous présente l’histoire de l’humanité : de la préhistoire jusqu’à nos jours. Vous pouvez donc voir des authentiques instruments de cette période et des ossements des premiers hommes. On peut aussi y voir l’ancienne École appelée William-Ponty qui a accueilli la plupart des présidents qui ont permis l’indépendance de leurs pays respectifs. Entre le Musée Historique, l’École William-Ponty et d’autres monuments historiques, sans oublier ses restaurants qui vous font de très bon repas à s’en lécher les doigts, nous avons eu la possibilité de visiter la maison des esclaves.

Au fait, la maison des esclaves constitue le passage obligé de toutes les personnes qui viennent à l’île de Gorée. Ouverte seulement à des heures spécifiques, c’est avec pincement au cœur que nous avons pu voir tout le passage et l’horreur que vivaient les esclaves noirs qui devaient s’en aller aux Amériques, en Europe ou dans les Caraïbes à l’époque de traite négrière. Néanmoins, pour ce que nous représentons, c’est-à-dire, les ambassadeurs d’un organisme de paix et d’amour qu’est le CECI, nous avons retenu de cette visite qu’il faut pardonner pour avancer et surtout pour créer un monde meilleur, équitable et solidaire.