Encore une fois  j’ai appris une leçon de vie aujourd’hui….. Le 22 mars, journée mondiale de l’eau. Allez !!! Dites-moi qui le savait réellement qu’aujourd’hui, le 22 mars, c’est la journée internationale de l’eau et ce depuis 1992 ? Eh bien moi je l’ai appris ce matin.  Selon OMS, environ 50% de la population mondiale n’a pas accès à de l’eau potable. En Haïti c’est un peu moins de 50%. Le département du Sud, la région où j’habite, est considéré comme bien desservi avec, environ 52% de sa population qui a accès à l’eau potable. De l’eau potable, c’est bien vite dit. Ici, avec le déboisement massif, on commence à pomper de l’eau salée, ce qui veut dire non-potable. Il est donc urgent de trouver de nouvelles solutions. Saviez-vous que c’est un droits humain d’avoir accès à de l’eau potable ?

Le thème de cette année était l’eau et l’emploi, voilà une bonne raison de parfaire ma culture. (Je vous rappelle que mon mandat est l’étude sur l’inclusion des jeunes dans le système de marché). Je ne crois pas un jour m’être posée la question à savoir toutes les façons que l’on peut générer de l’eau potable, à quelle fréquence ? ou pour qui ?  En Haïti, l’eau provient des nappes phréatiques. Il est très dispendieux de pomper l’eau des nappes phréatiques surtout dans un pays où l’électricité n’est pas toujours disponible. Il faut donc penser à une génératrice et à l’essence nécessaire pour la faire fonctionner.  Autres solutions pourraient être des laboratoires de traitement de l’eau. Là encore, c’est le problème de financement et de compétences des ressources humaines.

N’allez pas croire que cette eau, vous pouvez l’avoir en tournant le robinet eh bien non ! Ce sont à des heures bien précises, seulement quelques heures par jour. Ces barèmes sont autant pour l’approvisionnement à la maison que dans les pompes. De plus, l’eau ne peut pas être gratuite, ils n’en ont pas les moyens. Il faut donc payer pour avoir accès à l’eau de façon rationnée.  En tant que Nord-Américain, surtout en tant que Québécois, nous sommes quand même UN PEU sensibilisés à ne pas gaspiller l’eau. Par contre, nous n’avons pas conscience de tous ces processus derrière cette eau qui coula à flot dans nos robinets. être plus conscientisé pourrait franchement être bénéfique à l’échelle mondiale. C’est comme si nous ne croyons pas vraiment qu’un jour cette ressource essentielle à la vie risque de disparaître.  Aujourd’hui, j’ai eu la chance d’aller visiter la toute nouvelle station de forage pour la ville des Cayes. Il est possible d’alimenter la ville en entier, même si elle grossit, avec un débit quand même intéressant mais pour ce faire, il faut aussi terminer l’installation des conduits…. EuH ! il manque du financement ! Mais ce sont tous des gens qui croient en ce qu’ils font, qui donnent leur cœur dans ce qu’ils font et qui continuent de chercher. L’eau potable est donc un secteur qui peut générer beaucoup d’emploi et qui met la jeunesse à profit. Ce secteur est également sensible à l’environnement et au développement durable. Il serait donc pertinent d’y investir temps et argent.

Encore une leçon à tirer dans mon aventure en Haiti. La persévérance, voilà une qualité que beaucoup d’haïtiens possèdent.