Bonjour!

Aujourd’hui je vous parle un peu des partenaires burkinabè du projet résilience karité pour vous permettre de comprendre avec quelles superstars on travaille. Tous ont leurs expertises propres et c’est merveilleux de voir cette collaboration. Surtout, je voulais mettre en lumière les expertises locales. Souvent, quand on pense aux pays en développement et à la coopération, on pense souvent que le transfert de connaissance vient du Nord vers le Sud. Le projet résilience karité est un bel exemple pour démontrer que c’est n’est pas toujours le cas. Si le projet avance si bien et que je suis assez confiante quand je dis qu’on pourra atteindre tous les résultats du projet c’est qu’il y a des gens très compétents sur place.

 

L’ingénieur de l’ANAM, M. Guillaume Nakoulma, coacher à distance par Ouranos (un partenaire canadien), travaille sur la production des scénarios climatiques futurs probables. Une première pour le Burkina. Le travail est basé sur les données des stations météo du Burkina et sur le recensement des savoirs locaux sur l’impact du climat sur le karité que M. Sylvain Ouedraogo de la Fondation Naturama a collecté lors de ses entretiens dans les 16 villages du projet auprès des ainé(e)s des villages. Leurs souvenirs sont très précis et corroborés par les données météo.  C’est comme ça qu’ils ont pu identifier les indicateurs et seuils climatiques qui affectent la productivité et la pérennité des parcs à karité : des données essentielles pour identifier les meilleures stratégies d’adaptation.

 

Le CEAS Burkina à reçu l’appui du GECA Environnement (Canada) pour en apprendre davantage sur la production de biochar par pyrolyse et ils ont été capable de fabriquer un four à pyrolyse facile à fabriquer à partir des matériaux disponibles en région et à faible coût. Ils cherchent maintenant à en produire en banco (terre crue) pour qu’il soit possible de faire du biochar même dans les villages les plus reculés. Ils s’apprêtent maintenant à mettre en place deux unités de production de briquettes de biochar chez les organisations productrices de beurre de karité. Ils vont aussi accompagner les productrices pour quelles soient complètement autonomes. Les déchets de la transformation du karité serviront donc à la combustion pour la transformation du beurre de karité et comme source de combustion pour les familles membres des organisations pour la cuisine. C’est une belle alternative au charbon de bois!

 

Le volet « pratiques agro-sylvicole adaptées » a été entièrement exécuté par la fondation Naturama qui a formé une centaine de femmes et mis en place 24 parcelles de démonstration. Grâce aux formations et à l’accompagnement de Naturama, les femmes productrices de karité sont à même de mettre en œuvre des pratiques agro-sylvicoles adaptés telles que la régénération naturelle assistée, l’installation des ruches pour la pollinisation, le greffage et la mise en place de pépinières à karité. En tout, c’est 41 pépinières à karité qui seront réalisées par et pour les productrices. En plus d’accroître la productivité et la pérennité des parcs à karité, ces pratiques sont aussi des activités secondaires génératrices de revenus. Comme quoi le développement durable est économiquement rentable. 😉

 

Les coopératives de production de karité ont su s’adapter avec le temps. Elles se sont engagées dans une démarche de développement durable bien avant l’arrivée du projet. Elles ont obtenu leur certification bio et ont su la conserver. Ensemble, les deux organisations représentent 20 500 membres! Elles ont un pouvoir de mobilisation énorme et un potentiel d’impact majeur. C’est près de 4000 membres qui ont été touchés directement par le projet à ce jour.

 

Alors chapeaux à ses femmes et ses hommes engagé.e.s et très compétent.e.s !

 

Nos partenaires burkinabè:

Agence Nationale de Météorologie (ANAM): M. Guillaume Nakoulma

Association Centre Écologique Albert Schweitzer du Burkina (CEAS Burkina): M. Yamako Soulama et son équipe

Fondation Naturama : M. Sylvain Ouedraogo et son équipe

Fédération Nununa (productrices de karité)

Réseau des productrices de beurre de karité des Cascades et Hauts-Bassins (RPBHC) (productrices de karité)

 

Nos partenaires canadiens:

Ouranos: Pôle d’innovation sur la climatologie

GECA Environnement: Spécialistes de la pyrolyse et du biochar

 

Dans ma prochaine publication, je vous explique pourquoi il est important de préserver l’arbre à karité.

 

À bientôt!