Quand je suis partie en Asie et que j’ai décidé d’accompagner Richard qui s’en allait pour un contrat de coopérant volontaire international au Népal, mon plan initial était de ne pas travailler durant une année. Les 3 dernières années avaient été plutôt intenses et fatigantes puisque j’ ai concilié travail/études/bébé et j’ai fini sur les genoux! Ainsi,  la perspective de profiter de cette année sabbatique pour relaxer, apprendre l’anglais, le népali, pratiquer le yoga, marcher dans les rues de Pokhara, rencontrer les gens, découvrir leur culture et jouir des plaisirs de la vie me tentait énormément ! La belle vie quoi !

Finalement après 4 mois au Népal, le gouvernement n’a pas accepté de donner le visa de travail à Richard pour quelques raisons obscures, si bien que nous avons dû quitter le pays assez vite. Le CECI (Centre d’étude et de coopération internationale) et WUSC (World University Services of Canada), les organisations qui recrutent des volontaires internationaux canadiens pour l’Asie et qui s’occupaient de Richard, ont réagi avec diligence et efficacité. Ils lui ont offert deux mandats potentiels, dont un au Sri Lanka et un autre au Vietnam. Richard a préféré le mandat au Sri Lanka. Nous voilà donc partis pour de nouvelles aventures ! Dès notre arrivée au pays, nous savions que je n’aurais pas mon visa permanent, puisque nous n’étions pas mariés Richard et moi. Je pouvais donc rester seulement 5 mois avec un visa touristique, alors que j’avais le projet de rester au moins 8 mois. WUSC, l’organisme qui nous a accueillis à Colombo a été très aidant puisque la coordonnatrice du programme Uniterra m’a proposé un mandat dans mes cordes et qui me permettait de pouvoir rester plus longtemps et de vivre une magnifique expérience comme coopérante internationale.

Au début, j’étais un peu craintive, car c’était ma première expérience de travail en milieu anglophone et il fallait que je fasse des entrevues en anglais. Je manquais encore un peu de confiance en moi à ce moment-là. De plus, je devais retourner travailler 40h par semaine, alors que mon nouveau rythme de vie me plaisait beaucoup. Mais n’ayant pas peur de relever de nouveaux défis, je me suis lancée à cœur joie et je me suis faite confiance. Finalement, après avoir passé toutes les étapes d’entrevue, ma candidature a été acceptée et j’ai donc plongé dans mon nouveau mandat au « Sri Lanka Institute of Tourism and Hotel Management (SLITHM) » comme conceptrice de programme d’enseignement du français pour le programme du « Certificate Level ». Ce sont des jeunes sri-lankais qui viennent apprendre le  métier dans le secteur touristique comme « Cookery, Housekeeping, Food & Beverage and Front office ». Ils ont des cours de français obligatoire car en cuisine et en restauration, beaucoup de termes francophones sont utilisés: « Plat du jour, Buffet, Crème caramel, Julienne, Macédoine, Menu, Mousse au chocolat, Purée, etc. » Il y a en a des centaines! Ils doivent pratiquer leur prononciation et surtout leur compréhension de ce vocabulaire. De plus, cela leur permet d’échanger avec les touristes français, bien que maintenant les touristes qui visitent le plus le pays, sont d’origine chinoise et russe. Le bâtiment principal de SLITHM est situé sur la rue Galle à Colombo et nous avons une vue imprenable sur la mer ! Tous les matins à 10h30, je viens prendre mon thé au lait, dont je suis devenue complètement dépendante, préparé à base de thé, de poudre de lait et de beaucoup de sucre! Une pause bien relaxante car je m’assoie toujours face à la mer pour profiter de ce magnifique panorama!

WUSC coopère donc dans le secteur du tourisme puisqu’un de ses mandats est de favoriser la participation des jeunes et surtout des femmes dans les secteurs professionnels . Actuellement 70 % de la population active au Sri Lanka est représentée seulement par des hommes d’âge mûrs.