Pour la campagne de sensibilisation contre la violence faite aux femmes, je voudrais écrire sur l’apport de l’Office national de Formation professionnelle (ONFP) en lien avec mon mandat. Comme je suis conseillère en ingénierie de la formation, il est donc tout naturel que je parle des formations données par l’Office en trait avec ce thème. L’ONFP a été sollicité pour offrir des formations par différents organismes qui œuvrent avec des clientèles plus vulnérables, dont les femmes violentées.

L’exemple auquel je voudrais faire allusion présentement est une formation qui doit avoir lieu sous peu pour les femmes du Fonds National de crédits pour les femmes (FNCF).

Le fond a pour mission de :

  • Mettre en place une ligne de crédit et un système de financement des activités structurées et organisé pour les aider à développer des activités productives et génitrices de revenus
  • Renforcer, pour le biais de la formation, les capacités managériales des femmes bénéficiaires
  • Propulser les femmes vers l’entreprenariat formel
  • Créer des espaces d’incubateurs de projets dans des créneaux porteurs
  • Contribuer à la lutte contre la féminisation de la pauvreté, au développement du leadership féminin et au soutien des organisations et réseaux de femmes.

Comme l’explique OnuFemme (2017):

L’investissement dans l’autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l’égalité des sexes, l’éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive. Les femmes apportent une contribution énorme à l’économie, que ce soit au sein des entreprises, dans les exploitations agricoles, comme entrepreneuses ou employées, ou par leur travail non rémunéré à la maison, où elles s’occupent de leurs familles.

Pourtant, elles restent aussi touchées de manière disproportionnée par la pauvreté, la discrimination et l’exploitation. La discrimination basée sur le genre condamne souvent les femmes à des emplois précaires et mal rémunérés et ne permet qu’à une faible minorité d’entre elles d’atteindre des postes élevés. Elle restreint également l’accès des femmes aux actifs économiques tels que les terres et les emprunts. Elle limite leur participation à l’élaboration des politiques économiques et sociales. Et enfin, du fait que les femmes se chargent de l’essentiel des tâches ménagères, il ne leur reste souvent que peu de temps pour exploiter de nouvelles perspectives économiques.

(Source : http://www.unwomen.org/fr/what-we-do/economic-empowerment)

 

L’accroissement du pouvoir économique des femmes est très positif. D’ailleurs, si celles-ci se retrouvent dans une situation nocive où elles sont très dépendantes, le renforcement de leurs compétences pourra l’aider à réaliser une activité génératrice de revenu et subvenir à leurs besoins. Ainsi, leurs conditions de vie et de travail s’en trouveront meilleures.

En effet, plusieurs femmes, porteuses de projets économiques, méconnaissent parfois les rudiments les plus élémentaires de la pratique de la gestion des affaires. Elles n’ont souvent ni démarche, ni document d’orientation leur permettant d’évaluer, de rentabiliser et de pérenniser leurs activités.

J’applaudis les efforts du FNCF et en fournissant des formations à ces femmes, l’ONFP, à sa manière, dit non à la féminisation de la pauvreté, et donc, non à la violence faite aux femmes.