Le 15 janvier dernier la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, fut secouée par des attentats terroristes.  Actes hautement déplorables. Cette triste tragédie emporta avec elle six Québécois coopérants volontaires parmi trente innocentes victimes.  La perte tragique de vies humaines suscite toujours peine et chagrin.  Pourtant, nul ne doit sombrer dans la vengeance.  Aucune justice ne sera ainsi rendue.

 

L’augmentation rapide de la population, le chômage galopant, les inégalités sociales persistantes, le fossé s’élargissant sans cesse entre les riches et les pauvres, nombreuses sont les raisons qui perturbent l’humanité et accroissent la violence à l’échelle mondiale.  Malgré tout, il y a des façons positives de tracer un chemin vers un monde meilleur.  Blessée en son sein, la coopération est et demeure une réponse concrète à la réduction de ces écarts, à l’émancipation des femmes et des jeunes, à la lutte contre la pauvreté.

 

La coopération se manifeste de différentes manières sur le terrain.  Elle peut obtenir un financement du gouvernement canadien comme c’est le cas pour le Projet d’appui aux étuveuses de riz (PAERIZ) ou le programme de coopération volontaire – Uniterra. Elle peut aussi se faire à partir de projets de plus petite envergure, tous aussi louables.

 

La coopération est volontaire.  Nul n’est forcé d’y adhérer. Toute personne qui décide de s’y investir le fait dans un désir de contribuer à un monde plus juste, plus équitable.  La coopération permet de tisser des liens avec des personnes et des populations.  Celles-ci nous deviennent accessibles autrement et nous cheminons avec elles.  Ces individus, ces associations, ces membres de la société civile contribuent au développement de leur localité, à la réduction des inégalités, à l’augmentation des revenus et à l’amélioration du bien-être de tous et chacun. Toute cette synergie d’ensemble permet de bâtir l’espoir et l’avenir pour les générations présentes et futures.

 

L’engagement à travers la coopération permet de voir le monde sous un angle différent. Un angle souvent absent des médias.  La coopération permet de voir le monde à travers des réussites locales, des avancées significatives.  Elle suscite l’implication et le dévouement des acteurs locaux.  Chemin difficile, souvent parsemé d’embûches. Les gens qui s’y engagent croient à des changements possibles, à des alternatives positives.

 

Saluons la poursuite de l’engagement de la coopération canadienne au Burkina Faso. Elle répond haut et fort que les actions de soutien au développement sont à prôner et que l’avenue de la violence est à proscrire.

 

Le PAÉRIZ poursuit ses activités de renforcement des capacités auprès des unions d’étuveuses qu’il appuie et de sa faîtière, l’Union Nationale des Étuveuses de Riz du Burkina Faso (UNERIZ).  En effet, grâce à l’appui du projet, plus de 120 étuveuses bénéficient actuellement d’une formation en alphabétisation fonctionnelle abordant les thèmes de la gestion et de l’entreprenariat.   De plus, des formatrices endogènes appuyées par les conseillers en développement organisationnel du PAÉRIZ transmettent leurs savoirs et leurs connaissances auprès de leurs consœurs sur les techniques améliorées d’étuvage.

Étuveuse Banzon
Présidente - Banzon

De son côté l’UNERIZ poursuit le déploiement d’activités stratégiques dans le but de se doter de documents internes pour faciliter sa gestion et son développement.  Le plan de développement stratégique et la stratégie de commercialisation qu’elle portera sont au cœur de ses activités.

Atelier du plan de développement stratégique de l'UNERIZ
Étuveuses appuyées par le Projet d'appui aux étuveuses de riz (PAÉRIZ)

Ensemble, nous sommes fiers d’être engagés dans la coopération au Burkina Faso.