Bonjour !

Avant de plonger dans le projet sur lequel j’interviens, et pour ajouter du « suspense », je voulais vous présenter brièvement mon mandat et vous expliquer comment on m’a recruté. Vous le savez, nous sommes en période de pandémie et tout le monde est affecté d’une manière ou d’une autre. Pour le CECI, une des difficultés liées au Covid-19 est le recrutement de volontaire. Pour ne pas trop retarder les projet et programmes en cours, le CECI a pu recruter des volontaires déjà dans le pays d’intervention.

Mais la vraie question est : qu’est-ce qu’une Canadienne fait au Burkina Faso si ce n’est pas pour la coopération volontaire? Dans mon précédent billet de blog, je vous disais que j’avais eu la chance de découvrir le Burkina de 2009 à 2011. En fait j’y était venue pour mon stage de maîtrise (MBA en développement International) et j’y ai rencontré un bel Africain. Au lieu de rester 4 mois, je suis restée 2 ans en acceptant un mandat avec une ONG québécoise. On s’est mariée et on est rentré au Québec ensemble avec un engagement : alterner entre le Québec et le Burkina. Au bout de 5 ans au Québec, mon mari a voulu réaliser le rêve d’une vie : démarrer son entreprise dans son pays. On a donc déménagé la petite famille de Montréal à Ouaga en décembre 2018. Au début j’ai accompagné mon mari dans le démarrage de l’entreprise puisque c’est une de mes forces et au moment où j’ai appris que le CECI recrutait, mon implication dans l’entreprise diminuait et je commençais à m’ennuyer. Un « timing » parfait et un mandat vraiment intéressant!

On m’a proposé un mandat en suivi, évaluation et apprentissage pour le projet « amélioration de la résilience des femmes aux changements climatiques dans les parcs à karité au Burkina Faso ». J’ai dû me pincer quand on m’a annoncé ça! Depuis plusieurs années je cherche constamment à faire ma part pour réduire mon empreinte environnementale et lutter contre les changements climatiques. J’ai même modifié mon alimentation en éliminant la viande rouge et en essayant d’avoir le plus possible une alimentation végétarienne. Alors de participer à un projet innovant qui propose des solutions durables pour réduire l’impact environnementale de la filière karité, qui vise à protéger l’arbre à karité et améliorer la résilience économique des femmes, c’était une opportunité inouïe! J’allais enfin pourvoir utiliser mes compétences professionnelles (qui n’ont rien avoir avec l’environnement) pour contribuer à un projet de développement durable. Génial!

Alors, qu’est-ce que je fais? Je travaille à mettre en place de bonnes pratiques en suivi et évaluation de projet pour s’assurer d’être en mesure d’évaluer l’atteinte des résultats du projet et démontrer l’impact du projet sur les bénéficiaires, sur la protection de l’arbre à karité et sur l’environnement. Ce projet offre de très belles perspectives et c’est mon travail de m’assurer qu’on ait toutes l’information nécessaire pour le démontrer. Pour y arriver, je développe des outils de collecte d’information et d’évaluation. Comme je ne peux pas aller sur le terrain pour collecter l’information, je dois faire appel aux partenaires locaux. Ce n’est pas évident car ils sont débordés, mais tous comprennent l’importance et le potentiel de ce projet et tous y participent du mieux qu’ils peuvent. On a aussi eu l’appui d’une autre Canadienne, Rielle, qui travaille à distance depuis Ottawa pour nous aider un peu (c’est un mandat court terme) dans la communication du projet. C’est une des autres adaptations du CECI face à la pandémie et ça fonctionne très bien. Bientôt nous aurons encore plus d’outils pour communiquer et faire découvrir ce beau projet.

Je vous en dis plus sur le projet dans mon prochain billet de blog.

 

À bientôt!

 

 

Emmanuelle

Emmanuelle, Boubacar, Zohra et Naïma