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Il existe au Guatemala bon nombre de petits producteurs, que ce soit de café, de cardamome, de maïs, de frijol (haricots noirs), de fruits et légumes divers et variés, de produits artisanaux en tout genre, et j’en passe. Le commerce équitable représente l’un des facteurs clés de l’indépendance économique et de la survie de paysans et artisans locaux.

Il y a quelques années, à l’initiative d’un volontaire du CECI qui oeuvrait au sein de la Casa de Cervantes – promotrice de la culture et de la consommation responsable – a germé l’idée de rassembler les acteurs du commerce équitable. Le CEPP, le Centre de liaison du petit producteur, est né en 2013, hébergé et appuyé par la Casa de Cervantes. Aujourd’hui, il compte 10 membres.

De la cohorte de volontaires canadiens du programme Uniterra actuellement au Guatemala, Olenka Iwanicki a choisi de poser ses valises au CEPP, dans un immeuble charmant du centre historique de la capitale.

Diplômée de l’Université de Guelph en arts, avec comme matière principale développement international et une spécialisation en économie politique et changement administratif, Olenka est conseillère en commercialisation et en événements pour le CEPP. Mais depuis son arrivée en janvier dernier, la jeune ontarienne de 23 ans, se démène tout autant pour la Casa de Cervantes que pour les petits producteurs.

Dans un premier temps, elle s’est attachée à mettre la Casa de Cervantes «sur la map». Cet établissement unique du coeur de la ville de Guatemala souffrait d’un manquait de visibilité. «Nous avons fait davantage la promotion des événements qui ont lieu à la Casa de Cervantes [marchés artisanaux, projections de films, lectures, prestations d’artistes, … ]», explique Olenka. Les entreprises peuvent également organiser des événements à la Casa de Cervantes, mais la majorité ne le savaient pas, ajoute-t-elle. Publicité, annonces sur la page Facebook, publications de photos des événements, création d’un compte Instagram, léger réaménagement des lieux, autant de petits plus qui ont occupé la volontaire canadienne durant les premiers mois de son mandat.

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Olenka a aussi mis la main à la pâte dans les cuisines du restaurant pour donner une saveur locale et biologique à ses plats. Elle a revu et étoffé la carte, ajoutant des menus végétariens. La majorité des produits viennent de petits producteurs bio locaux issus du commerce équitable. «Je vais souvent à Antigua et à chaque fois je tente de dénicher de nouveaux producteurs pour utiliser leurs produits en cuisine, mais aussi les vendre dans la boutique», explique Olenka. En plus d’un restaurant et d’un petit magasin de produits artisanaux, la Casa de Cervantes possède une galerie d’exposition, un salon et une librairie.

Le menu végétarien connaît un bon succès au dire d’Olenka. Il faut dire qu’elle a cherché les groupes cibles sur Facebook pour les informer du nouveau menu. Elle a aussi cherché tous les sites Internet où pourrait se retrouver La Casa de Cervantes. Elle a désormais sa page sur Happy Cow, un portail pour trouver les restaurants végétariens et végétaliens partout dans le monde. Elle est également présente sur Mister Menu qui répertorie les restaurants de la ville de Guatemala et d’Antigua, et sur Foursquare, une application des meilleurs endroits où manger, boire et faire des emplettes.

Cet appui à la Casa de Cervantes trouve tout son sens dans le fait qu’elle souhaite faire office de représentation des membres du CEPP, qui sont tous des producteurs, hormis la Casa de Cervantes. «Nous sommes la maison culturelle, mais ce serait bien d’être un restaurant modèle en tant que consommateur responsable qui fait la promotion des produits de ses membres».

Mais avant toute chose, il s’agissait de comprendre le rôle du Centre de liaison du petit producteur. «Quand je suis arrivée, je ne comprenais pas trop ce qu’était le CEPP, il n’y avait pas beaucoup d’action, personne ne semblait se connaître ni savoir quels étaient les bénéfices d’en faire partie», raconte Olenka. «Nous avons réalisé un sondage par voie électronique auprès de nos membres pour connaître leurs besoins et leurs priorités», ajoute-t-elle. Bien entendu, il en est ressorti que les membres veulent vendre leurs produits, mais aussi qu’ils souhaitent en savoir davantage sur le commerce équitable, et être plus unis.

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Ivette Aldana, la directrice du CEPP, et Olenka Iwanicki ont alors élaboré puis présenté un plan stratégique de trois ans aux membres de l’organisme. Ses trois principaux axes: transformation sociale, c’est-à-dire tenter de changer les mentalités en faveur du commerce équitable; renforcer les liens entre les différents membres, notamment en vendant les produits des autres, mais aussi en cherchant ensemble de nouveaux marchés; et à plus long terme obtenir une voix auprès des instances politiques.

Une série de réunions pour apprendre à connaître ce que font les différentes organisations membres a débuté. Suivra la réalisation d’un dépliant présentant les activités de chacun d’entre eux et qui leur servira de vitrine publicitaire, et pourquoi pas, plus tard, la création d’un portail d’e-commerce. Ils ont par ailleurs l’ambition de développer des ateliers sur le commerce équitable, ce qui n’existe pas à l’heure actuelle au Guatemala, selon Olenka.

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Olenka va réaliser une brochure de présentation des membres du CEPP, comme ici l’organisme Cuarto Mundo qui fait de l’artisanat à base de papier.

Un programme bien ambitieux pour un mandat d’un an, sans compter qu’il faut déjà penser à l’organisation de la prochaine foire du commerce équitable que le CEPP organise chaque année en décembre à Antigua. Cette année, il misera davantage sur les produits alimentaires bio plutôt que sur l’artisanat pour se démarquer des autres foires, dévoile Olenka.

 

Fortalecer los enlaces del comercio justo

En Guatemala, hay muchos pequeños productores, ya sea de café, de cardamomo, de maíz, de frijol, o de frutas y vegetales diversos, además de productos artesanales de todo tipo. El comercio justo es uno de los factores claves de la independencia económica y de la subsistencia de los campesinos y artesanos locales.

Hace algunos años, por iniciativa de un voluntario de CECI que trabajaba en la Casa de Cervantes, germinó la idea de juntar los actores del comercio justo. El CEPP, el Centro de Enlace del Pequeño Productor, nació en 2013, alojado y apoyado por la Casa de Cervantes. Hoy, cuenta con 10 miembros.

De todos los voluntarios canadienses del programa Uniterra que de momento están en Guatemala, Olenka Iwanicki eligió de dejar sus maletas en el CEPP, dentro de un edificio encantador del centro histórico de la capital.

Titulada de la Universidad de Guelph en arte, con un foco en desarrollo internacional y una especialización en economía política y cambio administrativo, Olenka es asesora en comercialización y eventos para el CEPP. Pero desde su llegada en enero, la joven de 23 años de Ontario se esfuerza tanto para la Casa de Cervantes como para el Centro de Enlace del Pequeño Productor.

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Olenka en la tienda de Chikach, un miembro del CEPP, durante la primera reunión de miembros.

Primero, se dedicó a poner la Casa de Cervantes en el mapa. Este establecimiento único ubicado en el corazón de Guatemala ciudad sufría de una falta de visibilidad. «Hemos hecho más promoción de los eventos que tienen lugar en la Casa de Cervantes [mercados artesanales, proyección de películas, lecturas, presentación de artistas]», explica Olenka. Las empresas también pueden organizar eventos en la Casa de Cervantes, pero la mayoría no lo saben, agrega ella. Publicidad, anuncios en la página Facebook, publicaciones de fotos de eventos, creación de una cuenta Instagram, ligera remodelación del lugar, tanto pequeños extras que ocuparon la voluntaria canadiense durante los primeros meses de su mandato.

Olenka también puso manos a la obra en la cocina del restaurante para dar un sabor local y orgánico a sus platos. Revisó y dio cuerpo al menú, agregando platos vegetarianos. La mayoría de los productos vienen de pequeños productores orgánicos locales resultantes del comercio justo.  

«Voy a menudo en Antigua y cada vez intento encontrar nuevos productores para usar sus productos en nuestros platos, pero también para venderlos en la tienda», explica Olenka. Además de un restaurante y de una tiendita de productos artesanales, la Casa de Cervantes tiene una galería, una sala y una librería.

El menú vegetariano conoce un buen éxito según Olenka. Hay que decir que buscó los grupos meta en Facebook para informarles que tenían un nuevo menú. También buscó los sitios Internet dónde La Casa de Cervantes podía aparecer. Ahora tiene su página en Happy Cow (vaca contenta), una portal para buscar restaurantes vegetarianos y veganos en todo el mundo. Es presente también en Mister Menú que lista los restaurantes de la ciudad de Guatemala y de Antigua, y en Foursquare, una aplicación de los mejores lugares dónde comer, tomar e ir de compras.

Este apoyo a la Casa de Cervantes toma sentido en el hecho que la Casa quiere ser la representación de los miembros del CEPP, quienes todos son productores a excepción de la Casa de Cervantes. «Somos la casa cultural, pero sería bueno de ser un restaurante modelo como consumidor responsable haciendo la promoción de los productos de sus miembros».

Pero sobre todo se trataba de entender el papel del CEPP. «Cuando llegué tampoco entendí muy bien cuales eran sus objetivos, no había mucha acción, no parecía que nadie se conociera, tampoco sabían que beneficios tenían de ser parte del organismo», cuenta Olenka. «Hicimos una encuesta electrónica para preguntarles que le gustaría ver dentro del mismo, que es importante para ellos, sus prioridades», agrega ella. Por supuesto, lo que resaltó es que los miembros quieren vender sus productos, pero también desean mejor conocimientos sobre el comercio justo, y ser más unidos.

Ivette Aldana, la directora del CEPP, y Olenka Iwanicki elaboraron y luego presentaron un plan estratégico de 3 años a sus miembros. Sus tres ejes principales: transformación social, es decir intentar de cambiar las mentalidades a favor del comercio justo; fortalecer los enlaces entre los miembros, entre otros vendiendo los productos de los demás, pero también buscando juntos nuevos mercados; y a largo plazo obtener una voz a nivel político.

Una serie de reuniones para aprender a conocer el trabajo de las otras organizaciones miembros del CEEP ha empezado. Seguirá la realización de un folleto presentando las actividades de cada uno de los miembros y que servirá de vitrina publicitaria, y en el futuro, por qué no, la creación de un portal de comercio electrónico. Tienen además la ambición de desarrollar talleres de comercio justo, lo que no existe de momento en Guatemala, según Olenka.

Un programa bien cargado para un mandato de un año, eso sin contar que ya hay que pensar en la preparación de la próxima feria del comercio justo que el CEPP organiza cada año en diciembre en Antigua. Este año, se contará con más productos orgánicos que con artesanía para desmarcarse de las otras ferias.