Avril 2016, j’ai le poste comme volontaire Agente de ressources humaines au Guatemala, je suis vraiment très contente comme tous les futurs volontaires! Prête pour vivre une nouvelle aventure! Après avoir passé 3 années avec le CECI comme volontaire au Pérou, je suis heureuse de vivre à nouveau cette expérience. De plus, quand j’étais au Pérou, de 2002 à 2015, j’avais le fantasme d’avoir un jour, l’opportunité d’accompagner des volontaires sur le terrain. Alors voilà, 11 après mon retour, me revoilà partie pour vivre cette expérience. Riche… très riche..

Or, j’ai quelques conditions de départ, dont une, celle de déménager avec mes deux chats. Eh oui, je suis une miss miou miou assumée. Je vis avec mes deux compagnons et nous formons une sorte de petite famille. Les gens qui ont des animaux de compagnie sauront de quoi je parle. Alors voilà comment la grande aventure commence, comment cette histoire à trois se poursuit.

L’objectif de mon unique blogue, que j’écris tout juste quelques jours avant mon retour au Québec, est de sensibiliser ceux et celles qui désirent ou désireraient partir à l’aventure avec leur compagnon… Attention, vous devez faire preuve de beaucoup, beaucoup d’organisation…

Alors, avant le départ, je vous le dis tout de suite, nos deux meilleurs amis sont notre vétérinaire et l’ambassade ou le consulat du pays où nous allons. Les démarches ne sont jamais très claires, elles dépendent beaucoup du pays qui nous accueille, des accords qui existent ou non entre les deux pays. Le plus difficile, est de faire toutes les démarches dans les 15 jours avant le départ. Eh oui, en plus de terminer un travail, de faire ses valises, dire au revoir à la famille et amis, fermer l’appartement et tout et tout…. il faut naviguer dans l’ambiguïté des démarches animales… Un petit pas dans l’ambiguïté, avant d’entrer dans l’ambiguïté de la coopération internationale! Bienvenue!

Je crois que le jour du départ est le plus stressant … Une chance que je suis accompagnée de ma meilleure amie qui s’est offert à aller reconduire un de mes chats car oui, on ne peut pas voyager avec deux animaux… un chat par personne! Quoi??? Avec lequel voyager??? Déchirement total… mon amie merci…

Bref, le stress de penser que mes chats seront 12 heures dans leur cage, une petite pastille pour les calmer, sans eau, sans bouffe… c’est certain qu’ils vont mourir… Quel merveilleux bonheur de les accueillir à l’aéroport Aurora de Guatemala… le bonheur… nous sommes arrivés…

Les premiers jours sont très exigeants pour eux. Vivre trois jours dans un hôtel, deux jours dans l’appartement d’un ami volontaire et enfin, dans notre appartement. Un superbe appartement, une superbe vue sur les volcans, superbes fenêtres qui laissent passer le soleil, superbe balcon… mais au 12 étages… Un chat, ça saute dans le vide n’est-ce pas?

Alors, sachez que lorsque vous arrivez à destination, l’incertitude est vraiment présente. D’autant plus que des tonnes de surprises se présentent à vous… Un précieux conseil, posez la question avant de partir, si les propriétaires d’appartements ou de maisons, sont ouverts à louer un appartement avec des chats (ou chiens). Car dans le cas du Guatemala, à la première journée de travail, mon équipe m’informe gentiment que les propriétaires au Guatemala, ne louent pas leur appartement avec des chats…. Ha bon… sympathique! La deuxième journée, je mets un agent d’immeuble sur le dossier et la troisième journée, je visite mon appartement. Mon agente d’immeuble me donne cette information… 45 appels… 44 personnes ont refusé, 1 seul a accepté, merci Juan Carlos.

Alors, je sécurise le balcon, on peut enfin jouir de notre séjour ici. Jamais je ne regretterai d’avoir fait toutes ces démarches car au quotidien, j’entre à la maison et je suis contente de voir les bouilles d’Henri et Everest. Ils m’accueillent après chaque journée de travail, jouent, dorment avec moi et me rassurent dans les jours plus difficiles.

Je ne regretterai jamais d’avoir amené mes chats avec moi, jamais. Mais… quelle galère de retourner à la maison!!! Pas facile de sortir du Canada et d’être incertain de la vie dans notre pays d’accueil. Mais sincèrement, retourner dans notre terre natale, le pays d’accueil demande encore plus… je veux seulement rentrer à la maison!!

Alors, encore une fois, 15 jours avant le départ, commence la galère… mais avec encore plus de démarches… beaucoup beaucoup d’organisation et d’habiletés inter culturelles… sourires, respire, patience…

Ma meilleure amie est arrivée au Guatemala pour nous chercher. Les démarches sont amorcées et le stress de penser que mes chats seront 12 heures dans leur cage, une petite pastille pour les calmer, sans eau, sans bouffe… c’est certain qu’ils vont mourir… J’ai hâte de vivre ce grand bonheur de les accueillir à l’aéroport Pierre-Eliott-Trudeau de Montréal… le bonheur… nous sommes arrivés…