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4 février 1976, la terre tremble, fort. Le séisme de 7,5 de magnitude ébranle tout le Guatemala. Le bilan est lourd : 23 000 morts, 76 000 blessés, plus d’un million de sans-abri. Toutes les infrastructures ont écopé, lourdement. L’état de calamité est décrété. L’aide internationale s’organise. La coopération canadienne naît, prématurément.

L’accord général bilatéral de coopération technique convenu entre le gouvernement du Guatemala et celui du Canada en décembre 1975 est signé précipitamment le 17 février 1976 pour apporter rapidement l’aide nécessaire à la suite de la catastrophe naturelle qui met à mal un pays déjà endolori par une guerre civile.  

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“Nous avons travaillé là-dessus et, par chance, de nombreuses personnes sont venues nous aider. Des gens du Canada, des États-Unis et de la Belgique, une cinquantaine de personnes, et nous avons travaillé ensemble”, se souvient celui qui était à l’époque le chargé d’affaires canadien au Guatemala et qui a signé l’accord bilatéral. Clive A. Carruthers annonce alors un premier versement de 9 millions de quetzals, monnaie qui à l’époque connaît la parité avec le dollar canadien (aujourd’hui un quetzal vaut environ 0,16 $CAD). Première étape : reconstruire des maisons.

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L’ambassadrice du Canada au Guatemala, Deborah Chatsis, et l’ex-chargé d’affaires, Clive A. Carruthers.

36 ans de guerre civile

Les accords de paix sont signés en 1996, mettant fin à 36 ans de conflit armé dont le nombre de victimes est évalué à 100 000 morts, des milliers de disparus, un million de déplacés, et dont les dommages à long terme sont inestimables.

“Au début du processus de transition vers la démocratie, à la suite de la signature des accords de paix, le CECI fut invité, comme ONG canadienne et avec le soutien de la coopération canadienne, à être un médiateur dans le cadre du dialogue entre le gouvernement du Guatemala et la société civile qui dialoguaient déjà, mais dans un contexte d’hostilité et de méfiance“, raconte la directrice pour le Guatemala du CECI, Silvia Cotton.

Avec l’aide de différentes organisations non gouvernementales, la coopération canadienne débute bien avant le processus de paix. Elle s’attache tout d’abord à aider les réfugiés à s’organiser et à faire entendre leur voix, à leur apporter soins médicaux et aide humanitaire. En 40 ans, le Canada investit dans le pays plus de 350 millions de dollars dans divers projets touchant aussi bien la sécurité, la justice et la gouvernance que la santé, la sécurité alimentaire, l’environnement et l’égalité homme-femme. Les droits de l’homme font partie des priorités de la coopération canadienne.

“Les femmes autochtones étaient encore invisibles dans ce pays dans les années 80 et, aujourd’hui, elles sont des protagonistes, des actrices de premier plan”, assure Megan Thomas de Project Counselling Services.

Le CECI fait partie de ces ONGs canadiennes qui oeuvrent au développement du Guatemala, à la réduction de la pauvreté et de l’exclusion, en impliquant les jeunes et les femmes. Dans chacun de ses projets et avec chacun de ses partenaires, le CECI s’attache à promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes.

Le 40e anniversaire de cette coopération entre les deux pays est l’occasion pour le Canada de réitérer son appui au Guatemala. L’ambassadrice du Canada au Guatemala, Deborah Chatsis, assure que “nous allons continuer de travailler en partenariat avec le Guatemala au cours des prochaines années”.

Ce qu’a confirmé le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, en réaffirmant l’engagement du pays à garantir l’assistance humanitaire et à réduire la pauvreté et l’inégalité dans le monde, en priorisant les populations les plus pauvres et les plus vulnérables.

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Le ministre des Affaires étrangères du Guatemala, Carlos Raul Morales, se réjouit de la pérennité de cette collaboration et de ce soutien du Canada. “Durant le conflit armé interne, le Guatemala a également pu compter sur l’aide du Canada, qui a reçu des Guatémaltèques qui fuyaient la guerre. Je pense que le bilan de cette relation est vraiment positif. Nous avons senti que le Canada est un proche partenaire. À l’heure actuelle, nous sommes en train de négocier un accord de libre-échange commercial”, souligne-t-il.

Contre l’impunité

Le Canada appuie aussi la poursuite du travail de la Commission Internationale Contre l’Impunité au Guatemela (CICIG) et lui a octroyé en avril dernier 4 millions de dollars canadiens. “Le Canada s’engage à appuyer les efforts du gouvernement et de la société civile qui ont démontré un esprit de valeur et de fermeté, en faisant des pas décisifs pour faire face à l’impunité et à la corruption et renforcer les institutions”, a déclaré dans un communiqué le sous-ministre adjoint canadien des Affaires étrangères, David Morrison.  

 

Una larga historia de cooperación entre dos países americanos

4 de febrero de 1976, la tierra tiembla, fuertemente. El seísmo de 7,5 de magnitud sacude toda Guatemala. El resultado es devastador : 23 000 muertos, 76 000 heridos, más de un millón de personas sin hogar. La infraestructura en general fue afectada, duramente. El estado de calamidad fue decretado. La ayuda internacional se movilizó. La cooperación canadiense nació en forma prematura.  

El convenio general de cooperación técnica bilateral convenido entre el gobierno de Guatemala y el de Canadá en diciembre de 1975 fue firmado precipitadamente el 17 de febrero de 1976 para traer rápidamente la ayuda necesaria después del desastre natural que dañó un país ya adolorido por una guerra civil.

“Trabajamos en eso y afortunadamente tuve muchas personas que vinieron a ayudarnos, vino gente de Canadá, algunos de los Estados Unidos y de Bélgica, en total unas 50 personas y tuvimos que trabajar juntos“, recuerda el que fue en esta época el encargado de negocios canadiense en Guatemala y quien firmó el convenio general bilateral. Clive A. Carruthers anuncia un desembolso inicial de 9 millones de quetzales, moneda que a esta época tenía paridad con el dólar canadiense (hoy un quetzal vale alrededor de 0,16 $CAD). Primera etapa : reconstruir casas.

36 años de guerra interna

Los acuerdos de paz fueron firmados en 1996, terminando con 36 años de conflicto armado del cual el nombre de víctimas fue estimado en 100 000 fallecidos, millares de desaparecidos, un millón de desplazados, y que hizo daños incalculables a largo plazo.

photo 1 (1)“Cuando se inició el proceso de la transición a la democracia, posteriormente a la firma de los acuerdos de paz, el CECI fue invitado, como ONG canadiense con el respaldo de la cooperación canadiense a ser un mediador en el dialogo entre el gobierno de Guatemala y la sociedad civil que ya dialogaban pero bajo un contexto muy hostil y de desconfianza“, explica la directora para Guatemala del CECI, Silvia Cotton.

 

Con el apoyo de varias organizaciones no gubernamentales, la cooperación canadiense empieza mucho antes del proceso de paz. Se dedica primero a ayudar a los refugiados a organizarse y a hacer oír sus voces, a darles cuidados médicos y asistencia humanitaria. En 40 años, Canadá invierte 350 millones de dólares en varios proyectos relativos a la seguridad, la justicia y la gobernabilidad como así también la salud, la seguridad alimentaria, el medio ambiente y la igualdad de género.

Los derechos humanos forman parte de las prioridades de la cooperación canadiense. “Las mujeres indígenas eran todavía invisibles en este país en los años 80 y, ahora, son protagonistas, actrices de primer plano”, asegura Megan Thomas, consejera en proyectos, Project Counselling Services.

El CECI forma parte de las ONG canadienses que obran para desarrollar Guatemala, para reducir la pobreza y la exclusión, involucrando a los jóvenes y a las mujeres. En cada uno de sus proyectos y con cada uno de sus socios, el CECI se aplica a promocionar la igualdad de género.

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El cuadragésimo aniversario de la cooperación entre los dos países ofrece la ocasión al Canadá de reiterar su apoyo a Guatemala. La embajadora de Canadá en Guatemala asegura que “estaremos aquí para trabajar con ustedes en los próximos años”.

Lo que confirmó el primer ministro de Canadá, Justin Trudeau, afirmando el compromiso de Canadá de proporcionar asistencia humanitaria y de reducir la pobreza y la desigualdad en el mundo, priorizando las poblaciones más vulnerables y más pobres.

El ministro de Relaciones exteriores, Carlos Raul Morales, se alegra de la sostenibilidad de esta colaboración y de este apoyo de Canadá. “Durante el conflicto armado interno, Guatemala también recibió mucha ayuda al aceptar Canadá muchos guatemaltecos que huían precisamente de la guerra. Yo creo que el saldo de esta relación es bastante positivo. Hemos sentido a Canadá un socio muy cercano. Hoy por hoy nos encontramos negociando un tratado de libre cooperación”, dice el.

Contra la impunidad

Canadá apoya también la continuación del trabajo de la Comisión Internacional Contra la Impunidad en Guatemala (CICIG) y le ha otorgado en abril de este año 4 millones de dólares. “Canadá está comprometido a apoyar estos esfuerzos del Gobierno y de la sociedad civil que han demostrado un espíritu de valor y entereza, dando pasos firmes para enfrentar la impunidad y la corrupción, y fortalecer a las instituciones”, anunció en una nota de prensa  el Viceministro Adjunto de Relaciones Exteriores de Canadá, David Morrison.