Message de Chantal Bernatchez aux personnes proches du CECI et du programme Uniterra

En tant qu’ancienne volontaire du programme Uniterra, je sollicite votre vote pour permettre de financer mon projet « Favoriser le développement durable au Burkina Faso ».
Rendez-vous sur la page du Concours « Inventer le monde de demain » et votez pour mon projet! 

Veuillez noter qu’il faut voter dans les 3 catégories indiquées pour que votre vote soit pris en compte! Merci d’avance pour votre appui!

Texte extrait de la page du Concours « Inventer le monde de demain »:

FINALISTE THÈME ENGAGEMENT

Ingénieure solution et réalisation chez Hydro-Québec, Chantal Bernatchez, ing., MSc., mère de quatre enfants, est engagée depuis 2001 dans différents projets humanitaires au Burkina Faso. Native de Grande Vallée en Gaspésie, elle n’avait jamais vraiment voyagé avant de mettre les pieds pour la première fois en Afrique. Au cœur de son implication, les femmes, collectrices et productrices de karité, gras végétal sacré d’Afrique subsaharienne utilisé dans les domaines alimentaire, pharmaceutique et cosmétique, reconnu pour ses nombreuses vertus. En contribuant à l’évolution des processus de production du karité, surnommé l’or vert des femmes au Burkina Faso, la diplômée de l’UQTR a permis à des centaines de familles d’avoir une meilleure qualité de vie. Elle nous raconte sa passion pour les projets qui ont forgé son histoire personnelle et professionnelle.

Q — En quoi a consisté votre implication au Burkina Faso jusqu’à maintenant?
R — J’ai complété quatre missions humanitaires entre 2001 et 2013 au Burkina Faso grâce au programme de  volontariat Uniterra du CECI (Centre canadien d’Étude et de Coopération Internationale) et aux partenaires de terrain Kariderm et l’Association de femmes Songtab-Yalgré. Les 14 projets que j’ai mis en place dans les domaines de l’environnement, de la santé et de l’économie ont essentiellement eu pour objectif d’aider les collectrices et les productrices de karité à se doter d’outils de mesure et de contrôle pour améliorer la qualité, le procédé et la logistique des opérations de production du karité.

J’ai entre autres travaillé au développement des procédés de production industrielle, des produits dérivés, et coordonné la démarche de certification biologique et équitable, essentielle pour la crédibilité du karité.

Q Pourquoi avoir choisi de vous impliquer au Burkina Faso?
R — Tout est parti des études en génie industriel pendant lesquelles j’ai voulu compléter un stage à long terme à l’extérieur du pays. Ce stage d’études de quatre mois visant à restaurer un site de production de beurre de karité et à amener la certification biologique a eu pour effet de changer le cours de ma vie – je suis d’ailleurs marié à un Burkinabé! Avant même de savoir ce qu’était le beurre de karité, j’ai été attirée par une offre de stage au Burkina Faso à cause des dimensions environnementale et humanitaire qu’elle présentait. Le Burkina Faso est le troisième plus important producteur de karité au monde, le terrain de jeu dans lequel j’allais atterrir était donc immense! Avec les enjeux d’accès à l’eau, de sécurité alimentaire et de désertification, il y a encore fort à faire pour soutenir les communautés du Burkina Faso.

Q –Quels sont les impacts sur les communautés auprès desquelles vous vous êtes engagée?
R — Le Burkina Faso a été le premier pays producteur de karité à obtenir la certification équitable et biologique, ce qui a eu un réel impact pour la commercialisation nationale et internationale des produits dérivés. En respectant les exigences d’exportation du karité, on permet aux produits burkinabés d’être plus concurrentiels.

Je peux dire avec fierté que les projets auxquels j’ai participé ont contribué à soutenir 12 regroupements touchant 2000 femmes collectrices et productrices de karité. Ces femmes peuvent jouir d’une autonomie de revenu et obtiennent les ressources pour assurer la gestion de la santé de leur famille, notamment grâce à la création d’une mutuelle de santé, un autre impact collatéral des projets réalisés!

Q – Quelle importance accordez-vous à  l’engagement?
R – C’est un besoin vital. J’ai eu l’exemple de mes parents qui étaient impliqués dans le développement communautaire en Gaspésie, ma région natale, ça m’a inspiré et j’ai eu le besoin de m’impliquer très rapidement. Je souhaite poursuivre mes engagements et contaminer les autres en leur partageant ma passion!

Q – Quel message auriez-vous à transmettre pour inspirer vos pairs du monde du génie?
R – Le fait de partir en voyage humanitaire avant même d’avoir complété mes études a eu pour effet de changer complètement le cours de ma carrière, et de ma vie finalement! Alors, je dirais aux jeunes et aux étudiants : allez-y sans hésiter, voyager et voir ce qui se fait ailleurs, c’est s’enrichir! Les contraintes du Burkina Faso sont différentes de celles qui constituent nos réalités, mais elles m’ont amenée à être plus débrouillarde. Grâce aux missions humanitaires, j’ai appris  que les concepts et paramètres ne sont pas les mêmes partout sur la planète et qu’on doit accepter les différences pour continuer à avancer. Et pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour faire une différence, on peut s’impliquer autour de nous!

La coopération internationale m’a donné envie d’inspirer les jeunes à s’engager. Je crois qu’on réussit à faire une différence en partageant des exemples d’engagement et d’accomplissement aux jeunes. J’ai notamment fait des conférences sur mon expérience en génie humanitaire auprès des jeunes filles du secondaire.

Q — Que feriez-vous avec une bourse de 5000 $ offerte par la Banque Laurentienne?
R — Avec 5000 $, je financerais « les vergers d’Afrique », un projet qui vise à créer un verger de manguiers et des jardins pour assurer la sécurité alimentaire de la communauté de 3000 habitants de Téma-Bokin au Burkina Faso. Cette bourse permettrait de démarrer les travaux, à commencer par le forage et l’installation d’un système d’irrigation goutte à goutte. Avec un approvisionnement suffisant en eau, les paysans pourraient assurer une production optimale de fruits et légumes.

Q – En tant qu’ingénieur comment croyez-vous pouvoir faire une différence?
R — On réussit à faire une différence grâce au transfert technologique et au transfert de connaissances. Mon expertise en génie a contribué à faire prendre conscience de la valeur des produits. Je dis souvent que les Burkinabés ont toutes les ressources entre leurs mains, il suffit de leur transmettre les connaissances pour qu’ils apprennent à les valoriser!

Le génie, on doit l’adapter aux contextes des pays où on s’engage et apporter toute la créativité et l’innovation dont on est capable!

Pour l’entendre parler de son projet sur Radio-Canada, suivez ce lien et rendez-vous à la section de 17h20 du programme « Au Cœur du monde » du 6 novembre (choisir cette date dans le calendrier sur le site): http://ici.radio-canada.ca/emi…/au_coeur_du_monde/2015-2016/

Cet article vous a convaincu(e)? N’attendez plus!   Votez pour mon projet « Favoriser le développement durable au Burkina Faso » sur la page du Concours « Inventer le monde de demain »!